De quoi souffrez-vous :



Le chirurgien vasculaire sera amené à s’occuper soit de vos artères soit de vos veines.


La maladie de vos artères est représentée par l’artérite

La maladie touche environ 800 000 personnes en France. Parmi celle-ci 1/3 est asymptomatique, 1/3 est symptomatique mais ne consulte pas, 1/3 présente des manifestations cliniques et consulte. La prévalence de la maladie est donc sous estimée.

Les artères servent à amener le sang oxygéné du cœur vers les différents organes et tissus de l’organisme. C’est leur « carburant ». Quand les artères sont rétrécies (sténoses) ou bouchées (thrombose) les cellules souffrent


L’artérite des membres inférieurs peut présenter plusieurs stades :

L’examen clinique effectué par le chirurgien permet de savoir quelle artère est rétrécie ou bouchée. La confirmation du diagnostique sera apporté par l’écho doppler. A partir de là, d’autres examens d’imagerie seront demandés afin de faire un diagnostic topographique exact et de permettre de juger des possibilités de revascularisation.



L’artérite peut toucher les membres supérieurs ; là aussi 4 stades possibles


Elle peut atteindre les artères à destinée cérébrale (carotides)

Leur atteinte peut provoquer des accidents graves, dont le maitre symptôme est l’AIT. Il peut se traduire par une cécité brutale d’un œil transitoire, des troubles de l’équilibre, un trouble de la parole, une paralysie transitoire de la face, du membre supérieur ou inférieur. Ces différents symptômes doivent conduire à l’écho doppler des carotides pour le dépistage d’une sténose. En cas de rétrécissement important (>70%) une intervention est justifiée pour supprimer tout risque. Le plus souvent il s’agira d’une endartériectomie.


Elle peut atteindre le cœur et ses vaisseaux (les artères coronaires)

Leur atteinte est responsable de l’angine de poitrine, voir de l’infarctus. On peut dépister ces lésions par un ECG, un test d’effort, une scintigraphie etc.… Là encore, on peut intervenir rapidement avant l’apparition de lésions irréversibles.

L’atteinte de ces différentes artères est due à l’athérosclérose. Elle attaque toutes les artères et souvent au début les artères des membres inférieurs. Le chirurgien est là pour traiter les lésions les plus dangereuses : stade 2, 3, 4, les anévrismes, les sténoses symptomatiques, les thromboses.

Il est fondamental de comprendre qu’il existe des facteurs d’aggravation :
Les facteurs de risques : le tabac, le diabète, l’alcool, l’hypertension artérielle, les dyslipidémies avec augmentation du Cholestérol et/ou des triglycérides, l’obésité, la sédentarité, l’hérédité.

Tous ces facteurs doivent être traités dans le même temps si l’on veut stopper l’évolution de la maladie.

Il existe aussi des facteurs d’amélioration :


La surveillance par écho doppler tous les 6 mois la première année puis tous les ans.



Quelles sont les différentes interventions possibles ?




Les Varices

Il s’agit d’une maladie bénigne mais trop longtemps négligée, elle peut conduire aux complications.

Les symptômes les plus fréquents en sont : une gène esthétique, des douleurs, des crampes nocturnes, des lourdeurs, des impatiences, une coloration ocre de la peau, des varicosités.

En cas de complication, il s’agira d’un ulcère ou d’une phlébite superficielle. Les conséquences de la maladie seront appréciées par l’examen clinique et l’écho doppler veineux.

Il existe différentes possibilités thérapeutiques : le port d’une contention élastique, les médicaments veinotoniques, la sclérothérapie, la chirurgie.

La chirurgie portera sur les veines superficielles principales : la saphène interne et/ou la saphène externe. Il pourra s’agir soit de phlébectomies, soit d’un stripping, soit d’une ablation par radio fréquence ou laser. Dans tous les cas ce n’est qu’après confirmation par écho doppler veineux des membres inférieurs que le chirurgien envisagera une intervention et vous en expliquera toutes les modalités.

Dans tous les cas il est conseillé d’améliorer son hygiène de vie : perte de poids, activité sportive régulière, marche régulière, éventuellement de porter une contention élastique et surtout se soumettre à une surveillance phlébologique régulière.




L’hémodialyse

Vous êtes insuffisant rénal, vos reins ne fonctionnent plus et ne peuvent plus filtrer votre sang. Vous avez besoin de séances de dialyse. Pour cela, les médecins néphrologues ont besoin d’un abord veineux fiable et résistant (3 séances de 4 h par semaine)

Cet abord est réalisé par l’anastomose entre une veine et une artère soit directement, soit par l’intermédiaire d’une prothèse : c’est la Fistule artério-veineuse.

Le chirurgien vous expliquera toutes les modalités de l’intervention.